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Comme tout amish qui se respecte, je vis dans une ferme
de Pennsylvanie loin de toute civilisation. Cette distance avec la
société moderne me permet d'assurer le salut de mon âme au travers
de mon labeur quotidien avec mes compagnons les vaches et les
poules. |
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Il est également bon de
se retrouver parmi d'autres personnes de la communauté amish. Cela
permet de confronter nos opinions sur la bonne longueur de barbe à
porter, ou bien sur la coupe de mon dernier chapeau. |
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Je pense souvent à mes proches et je m'inquiète
de leur sort. Je me dis en moi-même que si je n'arrive pas à les
convertir, ils iront brûler dans les flammes de l'enfer. La pensé
que l'un de mes proches, comme ma soeur, puisse y passer l'éternité
m'attriste profondément. |
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Enfin, je tente d'assurer mon insertion dans la vie
professionnelle ainsi que l'autonomie financière de ma communauté.
Pour cela, je potasse des livres de droit à la lumière de la bougie,
le soir, après mon labeur. |